Depuis ce matin, je compte mes vaches que je n'avais pas. Je compte
et recompte. Je trouve toujours zéro. D'accord, je dirai, puisque je n'en
avais pas de vache. Mais, je recherche une dans mon troupeau sans vache. J'ai beau
chercher, je ne la trouve pas, cette vache.
Comment ai-je pu perdre une vache entière. Je ne peux
dire quelle tête de vache elle avait, ma vache, n'ayant pas eu de vache dans
mon cheptel. Je ne peux en faire un portrait. Sincèrement, comment faire un portrait-robot
de vache sans la vache et surtout, sans en avoir jamais possédée.
Qui a bien pu me piquer cette vache. Perdre une vache d'un
troupeau sans vache, ça fait du vide, il faut le dire. Certes, je n'avais pas de vache. Alors pourquoi me la piquer. Pourtant, j'étais
bien disposé à partager ma vache avec la famille et des amis. M'en trouver
dépouillée ainsi, j'en suis meurtri.
Je recompte encore mes vaches et j'ai toujours zéro.
J'additionne mes vaches et j'ai toujours zéro. J'ai pris l'option de les
multiplier. J'ai fait cinq et dix colonnes de zéro vache. A chaque
fois, j'ai posé comme j'ai appris, cinq fois zéro et dix fois zéro vache. Cette opération n'a pas multiplié mes vaches puisque j'ai toujours zéro vache au bout des comptes.
Au final, je n'ai rien comme vache, alors que de mes
calculs, je tombe sur rien. Ah oui, c'est vrai, j'ai bien dit, je tombe sur. Ce sur
m'intrigue. Et là, je suis pris d'un doute. Comment tomber sur rien, s'il n'y a
rien ?
Vachement, c'est nul !
2 commentaires:
Qu'elle inspiration chéri !c'est un très beau poème.encore félicitation
Je suis une vache de moins:...
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