Roger C. Elobo, Mon Blog

Espace d'Analyse, de Critique, d'Humeur, ...de Vie

12 juillet 2019

Bella, ma sœur et ma joie


Elle a l'art de me mettre en joie quand je pense à elle, dès le petit matin, au zénith du soleil ou à son couchant, par tout temps, avec sa bonne humeur et ce sourire enjoué qu'elle arbore en permanence sur ce joli visage que la nature lui a donné et qui me fait dire qu'il y a certainement un dieu quelque part…

Bella, la belle !

J'avoue que la seule l'idée d'elle enflamme mon esprit et met en musique les fluides de mon être et les atomes de mon corps tellement son aura submerge mon environnement, habite mon cœur et essaime un bien fou dans le jardin de ma sororité et de mes sentiments fraternels…

Bella, la belle !

Elle est d'une beauté qui navigue sur les sillons de l'exquis. Elle est d'une générosité qui témoigne le signe d'une divinité sur elle. Elle a une grâce qui fait doublon avec la majesté de son homme. Elle est d'un amour qui lui donne la force d'une amazone. Elle est de la trame de ces êtres qui constituent mon capital indivisible de bonheur…

Ma sœur, Bella !

28 mai 2019

La promesse subliminale de leur première rencontre


Des années, des mois et des jours passeront, il reste toujours le premier jour, le premier moment et le premier instant de cette rencontre. Ils n'en auront pas et n'en feront pas à coup sûr la même histoire. Mais leur inconscient en gardera sûrement l'intensité et la promesse.

Oh !

Quelle saveur que ce premier moment simple et d'une densité suave. Elle laisse déjà entrevoir les séquences de complicités et d'affection qui vont faire de leur quotidien un petit paradis de bonne humeur, faire de leurs instants diurnes et leurs croisements nocturnes des séquences d'un cocktail de délices angéliques.

Ah !

Il naît ainsi, mine de rien, des premiers instants d'une rencontre, des amours profonds et d'une sincérité singulière qui sédimentent en chacun des deux êtres en présence et qui résistent aux accidents des faiblesses humaines et aux vicissitudes des épreuves que les contingences de la vie sociale imposent.

Eh !

Comme il est beau et merveilleux de convoquer pour le revivre le premier moment d'un amour que l'on a voulu sans fin parce que l'on a aussitôt compris qu'en elle, il y a ce que l'on veut et qu'on vivra une vérité et qu'on a senti qu'elle a réalisé que de lui, elle aura et pourra des choses qui subliment.

Ô ciel !  

26 mai 2019

Maman, une omniprésence !


Du plus loin que je puisse observer, je te vois maman. D'assez proche que je me tourne je te sens maman. D'aussi loin que je me trouve tu es présente maman. Aussi trouble que soit le temps, ta boussole est là maman. Des profondeurs d'une obscure nuit ton halo éclaire mon chemin maman. Dans le tourbillon que la désespérance génère je retrouve la quiétude par toi maman. Dans un tumulte des sons inaudibles, j'entends ta voix maman. Mes yeux éblouis par des éclairs furieux et fougueux captent ton rayon lumineux maman. Ici et maintenant, ici et ailleurs, là et là-bas tu es là et je veux que tu sois là maman !


Notre langue nationale officielle, le duala,


Cette belle langue qui s'appelle en réalité "ewèlè" est et doit être la langue nationale officielle du Cameroun au côté des deux langues étrangères d'adoption que sont le français et l'anglais. Ce choix s'impose naturellement et avec enthousiasme. Il n'est donc point besoin de se perdre en conjecture avec des débats sans fin pour justifier cette distinction sympathique parmi toutes les langues qui existent au Cameroun et il y en a de langues, car tout est pour elle…

Le duala !

Je défends ce choix alors qu'il ne s'agit pas de ma langue maternelle. Je milite pour cette option moi le pur fils éton que je suis, moi le descendant éton des profondeurs, moi l'homme éton de la forêt dense, des légumes sans sel, des mets d'arachide, des tam-tams et des rythmes bikutsi. Moi, le typique et authentique éton, je dis que la nation camerounaise à sa langue nationale…

Le duala !

Il ne faudra pas une génération pour qu'elle soit notre langue commune et notre langue de partage et d'échange. Il a fallu très peu de temps pour que le Rwanda passe du français à l'anglais. Il suffit de décider. Il nous suffit de le comprendre et de l'accepter. Il suffit de commencer à apprendre et à enseigner…

Le duala !

Le Cameroun a commencé à Duala sur les bords du fleuve Wouri et en langue duala. La nation camerounaise est née du duala. Sa gestation a été faite en duala. L'âme de notre essence est en duala. Il nous faut fièrement et joyeuse adopter notre langue...

Le duala !

Apprenons à compter ewö, bebä, bélalo, bénéi, bétanu, mutobä, sàmba, lombi, dibuà döm. Repérons ensemble nos points cardinaux Jedu, Mbengué, Pongo, Mikondo Citons nos mois de l'année Môdi, Ngondè, Soè, Dibabà, Emiasèlè, Esopêsopè, Madibèdibè, Dingindi, Nètèki, Tinini, Elaè. Bref parlons ensemble notre langue…

Le duala !

Mettons-nous dedans et dessus sans complexe ni rivalité de façon ludique, déterminée et désintéressée. Exprimons-nous fièrement avec nos mots. S'il venait à nous en manquer pour traduire nos pensées ou développer des concepts scientifiques nous en créerons de nouveaux. Faisons-en notre ambition commune. Nous avons notre langue…

Le duala !

23 mai 2019

Un artiste en larmes au pays de Manu Dibango


J'ai vu cette vidéo saisissante et j'en suis encore retourné tant elle me tort les boyaux. Un artiste à genoux et en larmes implorant le pardon et s'engageant à ne plus offenser le président en le contestant et suppliant que son passeport lui soit rendu afin qu'il puisse se déplacer, travailler et rejoindre ses enfants. Oui cela existe. Oui cela se produit...

Au pays de Manu Dibango !

Il y a donc un homme ou une femme, incarnant la puissance de l'Etat qui a reçu l'ordre ou tout simplement dans une servitude volontaire, a pris sur lui non pas de défendre à son niveau la réputation et l'image de la patrie mais de faire dire au monde entier qu'au pays de cet artiste que les plus grands admirent et adulent, dont des écoles de musique portent le nom, qui a tracé des sillons brillamment empruntés par d'autres à l'instar de Richard Bona, il y a une place en prison ou de la torture morale pour des artistes qui pensent mal, parlent mal et font mal.

Au pays de Manu Dibango !

Faut-il vraiment se résoudre à l'idée que tout se vaut et plus rien ne vaut. Faut-il vraiment accepter qu'il n'y a plus de sanctuaire. Faut-il vraiment se convaincre qu'il n'y a que la valeur du rien qui prime, que l'on est prêt à assumer l'onction de l'indignité du monde entier en malmenant des artistes, en les humiliant, en les privant de liberté.

Au pays de Manu Dibango !

Est-il besoin de dire que l'on ne touche pas à un créateur car il perpétue l'œuvre du divin et qu'un artiste, tout comme un poète, un écrivain, un sportif, est un auxiliaire de dieu car il agit sur l'âme, il touche l'âme, il embaume l'âme, il réveille l'âme et qu'il doit donc être respecté et protégé…

Au pays de Manu Dibango !


31 décembre 2018

Extinction des signaux non lumineux


Le glas va sonner alors que s'égrène les derniers instants de ce millésime fusse-t-il en douceur ou âprement je n'en ai cure car je n'ai point d'emprise sur le cours du temps et alors je m'atèle à griller toutes les flammes sans éclats qui ont parsemé sur ce fil journalier, des points obscurs sans toutefois dévier ma trajectoire balisée.

Eteindre !

La peine pour un amour trahi, passionnément construit, se voulant solide et inébranlable mais qui a trébuché à la première tentation sur un leurre malgré les engagements réciproques, les complicités échangées, les risques pris et les paroles proclamées.

Eteindre !

La tristesse de ne plus partager et vivre les moments d'un être cher qui s'en est allé soit brusquement soit au bout d'un combat pour lequel il a donné de lui-même mais dont la fatalité aura dicté et imposé sa loi.

Eteindre !

L'amertume pour les cas d'ingratitude de la part de celui-ci et celle-là à qui on a donné tout de soi sans compter, pris des risques inconsidérés, couvé les faiblesses, construit l'image et les succès marquants.

Et au lendemain…

Au moment où s'amorcera le nouveau cycle avec son chapelet d'instants originaux par leur singularité, complexes par leur simplicité, intenses par leur densité, dangereux par leur instabilité et certains de leur incertitude, vivre sa vie.

Dès le lendemain

Prendre soin d'allumer en soi et de réveiller pour soi le sens de l'action positive pour protéger et entretenir dans son for intérieur, la petite flamme restée latente pour cette personne que l'on a si profondément aimée et pour qui l'affection demeure intacte malgré sa trahison.

Dès le lendemain

Faire éclore la magie de l'espoir qui fait le suc de la vie et ruisselle en soi pour porter les projets de vie ou d'une vie, dirige les pas dans ce tunnel obscur du temps et qui, tout simplement, fait faire le geste inverse du reflux qui éclaire.   

Raviver les signaux lumineux


25 décembre 2018

La fille dans le vol du petit matin


Elle avait longé le couloir de ce jet commercial entre les sièges en velours les yeux rivés sur les données de sa carte d'embarquement pour retrouver sa place et s'y installer. Elle s'était débarrassée de son manteau gris en laine tissée qu'elle avait plié délicatement et posé sur son troller dans son box, au-dessus de son siège numéroté.

Elle était d'une beauté angélique au petit matin, ce matin-là. Légèrement maquillée, elle dégageait un parfum qui enivrait le désir et pouvait faire perdre l'innocence à un moine. Elle portait un combiné noir qui dessinait les contours de son corps et donnait à voir un postérieur canonique véritablement une callipyge qui n'aurait pas laissé indifférent un castré.

Au dehors il coulait une fine pluie qui mouillait la piste et dessinait des sillons sur la coque de l'avion. Le pilot rappela les mesures de sécurité et énonça les paramètres du vol puis, il fit tourner les réacteurs. Le bruit des moteurs fut un catalyseur pour ces émotions. Une chaleur interne monta en elle alors que le mouvement brownien de ses atomes mettait tout son corps en branle.  

Elle se courba pour voir le reflet de son homme par hublot. Elle avait écarté légèrement ses longues jambes chaussées de talons aiguilles et avait posé une main sur l'accoudoir de son siège et l'autre sur le bord la vitre. Elle coulait des larmes en voyant au travers des gouttes d'eau le reflet de son homme qui s'agitait frénétiquement. Elle réalisait qu'il n'avait pas voulu qu'elle prenne ce vol sans qu'il n'ait jouit d'elle jusqu'au bout. Elle se déhanchait en faisant des signes de mains pour lui signifier la profondeur de son amour.

L'avion s'éloigna sur la piste et décolla. Elle avait pris sa place, éteint son cellulaire et attaché sa ceinture. Lui, resté sur le tarmac, continuait à agiter sa main en guise d'au revoir, les yeux pleins de l'image de sa bien-aimée qui disparaissait dans les nuages.

Il avait bien voulu être à ses côtés alors qu'elle s'envolait ce petit matin.

25 novembre 2018

Une voix dans la nuit


Elle était bien profonde cette nuit automnale arrosée au dehors par une fine pluie qui, augmentant la sensation de froid, le tenait dans son lit sous sa couette en coton épais mais éveillé par un flux d'échanges  textuels qu'elle entretenait avec lui.

Dans la nuit !

Déjà 3h du matin ! se disaient-ils tout hilare alors que le temps avançait et que sans soucier, ils prenaient le temps d'un  partage fusionnel de leurs temps dans ces instants de nuit sans limites comme dans un mouvement en roue libre. Seul leur importait le plaisir commun qu'elle et lui éprouvaient d'être là certes à distance mais ensemble à causer, à jouer, à se questionner et se rassurer…

Dans la nuit !...

Il semblait vraiment dans le confort des plaisirs simples qu'il affectionne. Elle lui en donnait d'elle sans peut être en mesurer jusqu'à quel point. De son côté, elle semblait tout aussi contente de vivre et de posséder pour elle cet homme qui s'offrait à elle exclusivement dans ce moment solitaire et singulier.

Dans la nuit !

Elle eut envie d'un échange sonore. Il lui dit t'appeler. Et, elle appela. Elle lui dit quelques mots et  ce fut l'explosion de sensation.

Dans la nuit !

Elle avait en ce moment-là une voix de nuit bien singulière. Elle était veloutée, enroulée comme celle d'une chanteuse de jazz de cabaret de la vieille Amérique noire ou d'une belle chanteuse du rythm and blues. Elle disait des mots et il entendait Jennifer Hudson entonner "One night only".  Cette voix qui caressait son oreille et s'incrustait dans les interstices de ses limbes nerveux l'emporta dans un sommeil profond, calme et doux..

Dans la nuit…