Roger C. Elobo, Mon Blog

Espace d'Analyse, de Critique, d'Humeur, ...de Vie

22 septembre 2017

Au crépuscule, le bilan d'une femme d'illusion


Elle aurait pu être éthiopienne, une malgache, une ivoirienne ou une tchadienne. Elle pourrait être une fille de quelque part en Afrique. Mais disons qu'elle est plutôt une gabonaise. Elle n'incarne pas la femme africaine ni la gabonaise fort heureusement…

Elle aurait pu être par son lustre cette belle flamme qui enchante les cœurs et éclaire le chemin de son homme et celui de ceux qui la côtoient et pousse vers l'universel et le dépassement de soi. Mais elle n'a que l'éclat d'une bougie de cire...

Elle aurait pu être une fille sincère, construite, habitée par son destin, animée par la volonté de prendre sa revanche sur le sort qui a été très égoïste envers elle et même qui a tout refusé à ses proches. Mais elle n'est que la conjugaison d'actions foireuses et de projets lugubres…

Elle aurait pu être vraie. Mais elle n'est qu'illusion. Elle aurait pu être. Mais elle n'a pas été au demeurant...

Elle aurait pu être cet exemple d'abnégation que l'on aimerait citer pour donner aux jeunes filles des repères, de l'ambition, de la dignité, de l'envie de faire. Mais elle n'est qu'un médiocre personnage dont le bilan après tant d'années d'existence sur terre se résume à ça :   !

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16 septembre 2017

Hier avec elle comme constamment.


Cette fille a une singularité constante. Elle me procure toujours un plaisir d'une intensité constante. A ces côtés, le temps passe à vitesse constante mais les instants restent constants. Elle a constamment en elle cette joie et cette gaieté qui me rappellent de façon constante que je suis avec elle et à elle exclusivement.

Elle m'a servi hier toute la nuit sa constante splendeur agrémentée de ses formes angéliques qu'elle agitait avec grâce, son ventre plat qu'elle faisait danser, ses cuisses et ses jambes profilées qu'elle croisait et décroisait, sa chute de rein et sa callipyge d'une beauté irréelle.

Je ne sais pas comment le dire autrement qu'avec cette constante simplicité et sincérité qui me fait trouver dans le vocabulaire, le mot approprié pour certifier qu'elle est encore et toujours ma faiblesse…

Oui j'avoue sans ambages et sans avoir besoin d'un avocat qu'elle est, encore et toujours et constamment, ma Victoire d'amour.

13 septembre 2017

De l'amertume pour elle, en fin de séjour !


Nous avons vécu des moments singuliers, des journées fort joyeuses, des nuits torrides. Nous avons été en fusion, jamais l'un sans l'autre. Nous avons partagé nos parties sans soucier. Nous avons vécu le temps de cet été, comme bien d'autres, la puissance et la fougue de notre amour…

Oh toi ma source !

Tu m'as donné de toi à volonté. Tu as voulu que je ne m'en prive point. Tu m'as laissé sculpter tes contours. Tu m'as arrimé à tes cols. Tu m'as fait humer les effluves de tes essences. Tu m'as donné à goûter et savourer les saveurs de tes fluides. Tu m'as donné à ressentir tant et tant la fraîcheur de la peau...

Oh toi ma raison !

Je me réalise lorsque je suis avec toi. Je suis ce que je dois être lorsque je suis sur toi et en toi. Je me découvre dans toute ma plénitude lorsque je vis dans tes entrailles tous ces moments singuliers, originaux, savoureux et extatiques…

Oh toi ma muse !

Je t'aime. Je t'aime de tout mon être d'un amour divin. Je t'aime et j'ai envie de t'épouser comme un ruisseau épouse son lit. Je t'aime et je veux chanter mon amour pour toi sur toutes les collines et les montagnes. Je t'aime et je souhaite le dire à toutes les eaux des mers et tous océans. Je t'aime et je désire le chanter à tous les vents...

Oh toi mon amour !  

Te quittant une fois de plus je suis comme perdu. La douleur me comprime et me noue la gorge. En moi raisonne le tambour du chagrin qui bat de tous les côtés. Je suis submergé par la peur de cette distance qui va nous séparer. Mon avion va bientôt s'arracher de son sol et côtoyer les cieux. Tu me manques déjà profondément. J'ai hâte de te retrouver…

Oh toi, ma Terre natale !


26 juin 2017

Ma préface du livre de Léonce Houngbadji


Léonce Houngbadji est de la trame de la jeunesse africaine de son époque. C'est une jeunesse en mouvement qui vit intensément et bouge. Elle est créative et sa dynamique est totalement réfractaire aux inerties politiques qui brident les talents et confinent à la médiocrité.

Léonce Houngbadji livre une chronique politique du Bénin d'une grande pertinence. Il dévoile dans ce premier essai qui en appelle d'autre son niveau d'exigence qui ne fait aucune concession aux prédateurs de la démocratie. Chaque mot qu'il pose sur chacune des lignes de ces pages est un uppercut qu'il assène avec rage sur le visage des partisans de ces politiques sans lendemain qui n'ont pour seul objectif que de gaver les nantis et défendre leurs intérêts de caste tout en méprisant le peuple.

L'histoire de ce jeune homme politique est édifiante. Il a quitté une famille où il y avait tout pour apprendre la Vie au sein d'une famille qui manquait de tout. Il a appris au prix de grandes privations le sens des valeurs.

De cette école de la vie, Léonce Houngbadji a appris à comprendre le langage du peuple, à sentir le peuple, à capter l'énergie diffuse qui bouillonne dans les tripes du peuple. 

Conscient qu'il appartient à une génération inattendue parce que les aînés ayant trusté les places s'accrochent, Léonce Houngbadji comprend avec lucidité que la dynamique de la jeunesse africaine ne peut pas attendre le pouvoir comme un legs mais qu'il doit le conquérir et l'assumer pleinement.

Car c'est à elle que revient de relever le défi de siècle africain. Elle doit créer les conditions pour amorcer convenablement la dynamique économique aujourd'hui frémissante. Mettre le peuple au cœur de cette mécanique en lui procurant les ressources pour soutenir sa demande. Ceci suppose un partage équitable des richesses nationales et un système politique démocratique pour élaborer, dans un consensus général, la méthodologie d'évaluation de la manne d'une part, et pour définir et fixer les critères de partage d'autre part.

Pour un défi d'une telle ampleur avec des enjeux qui intègrent à ce point des problématiques populaires dans toute leur dimension sociale, économique, communautaire et politique, Léonce Houngbadji invite la jeunesse à prendre ses responsabilités. Les siennes l'incitent à prendre la tête de ce combat. Son engagement ne fait pas de doute.

Je ne doute pas de sa détermination.

15 avril 2017

Ode pour tes deux paires


Au bout de la rue du Père Appert aussi fleurie que les allées du Père-Lachaise, je réalise que je perds un à un et en paire tous mes repères alors que je sens s'éloigner de moi, avec toi, toutes tes belles paires.

J'en appelle à mes pairs et même au pouvoir de mon père pour qu'il m'alloue de paires d'yeux supplémentaires et ainsi que je retrouve les tiens. Sincèrement, pour ceux-là je suis prêt à sacrifier bien volontiers une de mes belles paires tout en cuir et me payer les séances de prières d'un père monastique.

Je m'en serais fait de belles paires en or en d'autres circonstances mais cette paire que tu portes si gracieusement et qui te donne ce regard doux et moelleux n'a pas de prix.

Par ailleurs, même si j'en perds tout, j'espère garder entière cette détermination profonde qui me fait dire qu'il n'y aura aucune paire de manche pour me faire marquer un arrêt avant que je n'aie retrouvé la raie de la belle paire qui m’envoûte tant…

1 avril 2017

La fille du Nord


Elle vit là dans son Nord, mon Sud et moi avec parce qu'elle n'est pas là, je veux dire ici, mais là-bas et que je ne peux qu'être là aussi tant elle me tient avec ce sourire merveilleux qu'elle porte sur ses lèvres voluptueuses et qui donne à son visage d'ébène l'éclat d'un soleil de Tunis. Je ne peux vraiment pas être ailleurs puisqu'elle n'est nulle part ailleurs d'ailleurs.

La fille du Nord

Elle m'a bien capté aussi avec son déhanché qui fait perdre le sens à mes sens et depuis là j'ai mis le cap sur le Nord pour être là toujours avec elle et pas là, ici, sans elle. Sans effort particulier j'ai pris ce chemin du Nord. Pour ce faire, elle n'a eu comme génie que se donner à moi et depuis je me donne à elle.

La fille Nord

Elle est d'un Nord ensoleillé. Un Nord qui donne à mâter des peaux mates et tellement sensuelles. Un Nord dégagé qui se donne aux coups de fouet des vents du Nord. Un Nord des prés et des savanes qui caressent et qui à force de caresses ont fait la réputation des jambes…

Des filles du nord.


1 mars 2017

Injonction à l'excellence sur les chemins de l'ivresse


C'est bien parce qu'elle voulait y arriver et qu'elle en cherchait le chemin pour y accéder qu'elle n'avait pas cessé de lui répéter comme une injonction…

"Pour une fois fais quelque chose de sympa dans ta vie" !

Ils se connaissaient depuis fort longtemps. Il avait développé, à sa grande satisfaction d'ailleurs, une réputation négative qui le rendait répulsif et le comblait d'une joie lugubre. Elle avait été tout autant inabordable et même insociable par son côté fille trop sage qui agaçait ses congénères prompts aux bêtises de saisons et de leur âge…

"Pour une fois fais quelque chose de sympa dans ta vie" !

Ils s'étaient rencontrés ce jour-là lors d'un séminaire et s'étaient vite reconnus malgré ce temps de jeunesse si proche en fait mais qui leur semblait pourtant bien lointain. Ils avaient écouté les intervenants, pris part aux échanges et débats sans grand entrain. Ils avaient, en évoquant leur souvenir, déjeuné et dîné ensemble en mangeant des plats sophistiqués d'un chef étoilé et bien arrosés ces menus de crus prestigieux…

"Pour une fois fais quelque chose de sympa dans ta vie" !

Elle le lui répétait encore et encore. La fréquence du propos qu'elle débitait s'accélérait et devenait de plus en plus saccadée. Il recevait cet ordre de s'accomplir comme un défi qui le mettait dans un bouillonnement qui créait dans son esprit un tourbillon qui accélérait ses manœuvres. Il fit un geste sublime et subitement elle s'écria "Oh mon dieu" et rentra dans une frénésie extatique !

Incontestablement elle y était. Manifestement, il l'avait été.


31 décembre 2016

Une fin sans fin


Encore quelques heures et ç'en sera fini pour elle aussi. Je vois sa fin en ligne de mire. Ce n'est pas un mirage de fin mais une vraie fin. Il n'y a rien pour freiner cette fin. Dans l'infiniment petit de moi-même se vit cette fin inexorable, une fin inéluctable. Elle s'annonce en sonnant son clairon de fin à fort décibels. Tout est fin dirait-on à l'infini.

Au fin mot c'est une fin tout en finesse. Elle s'installe dans les fins interstices du temps et met fin en vous à toute idée de fin pour bien en finir avec vous en fin de compte. C'est une fin qui n'en finit pas de finir.  

Malgré tout c'est une fin qui suscite une joie et une allégresse sans fin et qui ôte la faim de sa fin. Enfin, je dirai que cette fin perpétuelle n'aura in fine pas de fin finalement.

Car " finalement parvenu à la FIN, elle ne finit pas ; en se prolongeant, elle se renouvelle nous entraînant dans l'infini, nous projetant ou nous faisant penser à l'éternité"…

Sans fin !